Aller au contenu principal

Secteur desservi

Rénovation à Marcinelle

Marcinelle s’étage au sud de la Sambre, sur des versants qui descendent vers la vallée. C’est la donnée qui structure les chantiers ici : l’eau circule sur le terrain avant d’atteindre la maison, les caves s’enterrent d’un côté et s’ouvrent de l’autre, et deux maisons de la même rue ne reçoivent pas la pluie de la même façon selon leur position sur la pente.

Vos coordonnées servent uniquement à vous recontacter au sujet de votre demande.

Repères locaux

Code postal de la section de Marcinelle
6001
Ville de Charleroi — annuaire des Maisons citoyennes, page consultée le 07/09/2026
Guichet population de Marcinelle (Maison communale annexe)
Avenue Mascaux 100, 6001 Marcinelle
Ville de Charleroi — annuaire des Maisons citoyennes, page consultée le 07/09/2026
Bois du Cazier, Rue du Cazier 80 à 6001 Marcinelle
Classé comme monument et site le 28 mai 1990, patrimoine exceptionnel de Wallonie, patrimoine mondial depuis 2012
Connaître la Wallonie — Portail de la Wallonie, fiche consultée le 07/09/2026
Quartiers statistiques dont le nom commence par « Marcinelle »
4 des 99 quartiers statistiques de Charleroi
IWEPS — WalStat, fiche de l’entité Charleroi (INS 52011), fiche consultée le 07/09/2026
Terrils sur le territoire de Charleroi (commune entière, pas de la section)
Une trentaine de terrils « Monuments », plus de 500 hectares sur les 10 207 hectares du territoire communal
Ville de Charleroi — Terrils et carrières, page consultée le 07/09/2026

Marcinelle est la section de Charleroi qui occupe le versant sud de la Sambre. Contrairement au plateau nord, le relief y est partout présent : les rues montent, les jardins sont en terrasses, et les maisons composent avec une différence de niveau entre l’avant et l’arrière. Cette topographie n’est pas un décor, c’est le premier paramètre d’un diagnostic sérieux.

L’eau avant le bâtiment

Sur un terrain en pente, une part des désordres attribués à la maçonnerie vient en réalité de l’extérieur du bâtiment. L’eau de ruissellement descend le long de la rue ou du jardin, s’accumule contre un mur enterré, sature un remblai et finit par apparaître à l’intérieur sous la forme d’une trace au bas d’une cloison de cave ou d’une odeur persistante. Avant d’ouvrir un mur, on suit donc le trajet de l’eau : pentes du terrain, sens d’écoulement de la voirie, avaloirs, descentes d’eau pluviale, et le point exact où elles rejettent. Il arrive qu’une descente restituant son eau à trois mètres du pied de mur règle plus de problèmes qu’un cuvelage.

Les murs de soutènement méritent la même attention. Beaucoup de parcelles marcinelloises en comptent un, ancien, monté en briques ou en moellons, chargé de retenir une terrasse ou un talus. Un ventre, une fissure horizontale ou des barbacanes bouchées annoncent une poussée qui se répercutera tôt ou tard sur ce qui est bâti en contrebas. Ces ouvrages s’examinent avec le reste, même quand la demande initiale ne portait que sur une façade.

Des maisons qui respirent différemment

Le tissu bâti est ici plus varié qu’à l’est de l’agglomération : maisons de rangée dans les noyaux, mais aussi beaucoup de quatre façades et de maisons à jardin sur les versants, avec des toitures à plusieurs pans, des lucarnes et parfois une annexe basse greffée à l’arrière. Ces volumes multiplient les points singuliers d’une couverture — noues, rives, raccords entre deux pentes, jonction entre l’annexe et le corps principal — et ce sont précisément ces points-là qui fuient en premier. Un examen de toiture y prend plus de temps que sur une maison de rangée à deux versants.

Un paysage marqué par la mine

Le Bois du Cazier, rue du Cazier, est classé comme monument et site depuis 1990 et inscrit au patrimoine mondial depuis 2012 ; ses trois terrils font partie de l’horizon quotidien d’une partie de la section. Ce voisinage rappelle l’histoire industrielle des lieux, mais il a aussi un effet très prosaïque sur le bâti : abords remaniés, remblais anciens, niveaux de terrain qui ne correspondent plus à ceux d’origine. Là encore, ce sont des éléments à relever sur place, pas à déduire d’une carte.

Préparer votre demande

Dites-nous où se situe la maison sur la pente, si le jardin monte ou descend depuis la façade arrière, et si vous avez déjà constaté de l’eau en cave après un orage. Ces trois réponses orientent souvent l’essentiel de la visite.

Suivre l’eau avant d’ouvrir un mur

Pentes du terrain, sens d’écoulement de la rue, avaloirs et point de rejet des descentes pluviales : sur un versant, ce relevé extérieur explique souvent une trace intérieure que personne n’attribuait à la pluie.

Les ouvrages de soutènement comptent

Un mur de terrasse ancien qui pousse, se fissure horizontalement ou dont les barbacanes sont obstruées finit par se faire sentir plus bas. Il est examiné avec la maison, même quand la demande ne portait au départ que sur la façade.

Questions fréquentes

J’ai de l’eau en cave après les orages : est-ce forcément un problème de maçonnerie ?

Pas nécessairement. Sur un terrain en pente, il faut d’abord vérifier où va l’eau de ruissellement et où rejettent les descentes pluviales. Un rejet trop proche du pied de mur ou un avaloir saturé explique un grand nombre de cas avant toute intervention sur la maçonnerie.

Mon mur de soutènement se fissure : faut-il traiter cela avec la façade ?

Il faut au minimum le relever en même temps. Une fissure horizontale, un ventre ou des barbacanes bouchées signalent une poussée de terre qui continuera d’agir, et une façade reprise en aval sans cela risque de rejouer.

Une toiture à plusieurs pans coûte-t-elle plus cher à examiner ?

Elle prend surtout plus de temps. Noues, rives, lucarnes et raccords entre l’annexe et le corps principal sont autant de points singuliers à contrôler un par un ; c’est là que les infiltrations démarrent presque toujours.